LE MAGAZINE DES SAINES GOURMANDISES
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 Article - La Cerise N° 19 Avril - Mai

La fraise, vedette de l’été!

Avec son parfum délicat, sa belle couleur et son petit chapeau vert, la fraise a tout pour nous plaire!

Le printemps est bien là, les beaux jours se profilent à l’horizon et l’été approche à grands pas... Et avec lui, la saison des fraises! En Belgique, on trouve des fraises dans les étals dès le mois d’avril. Ces fruits arrivent à maturité si tôt grâce à une culture en serre chauffée. Ensuite, la culture sous tunnel donne les fraises de mai, et en juin arrivent les fraises de pleine terre. Mais la meilleure saison pour déguster des fraises se situe généralement vers la fin du mois de juin ainsi qu’au mois de juillet. Les fruits gorgés de soleil sont alors au sommet de leur saveur, et les prix sont les plus raisonnables. On ne le dira jamais assez: vivement l’été!

Une grande voyageuse

En Europe et en Asie, on connaît les fraises depuis des millénaires. Mais à l’origine, la seule variété présente chez nous était la fraise des bois, Fragaria vesca. Dans l’Antiquité, la petite fraise d’alors était déjà fort appréciée, surtout pour son parfum, la « fragrance ». D’autres fraises existent à cette époque, mais en Amérique. Au début du 18è siècle, quelques plants du Chili furent ramenés en France par un certain officier nommé Frézier. Vous devinerez donc aisément l’origine du nom de la fraise... Ce dernier a confié sa trouvaille au jardinier de la Cour, qui eut visiblement la main verte en réussissant la culture du fraisier d’outre-mer, mais eut aussi la bonne idée d’en envoyer quelques plants en Bretagne. Là, les fraises retrouvèrent leur climat de prédilection et leur culture fut largement facilitée. Mais le voyage de la fraise ne s’arrête pas là. Plus tard, des fraises de Virginie (Etats-Unis) furent croisées avec la variété de « blanches du Chili » jadis ramenée par Frézier, et c’est ainsi qu’on obtint la variété de fraises que l’on consomme le plus souvent, la Fragaria ananassae, une espèce à gros fruits. La culture de la fraise a aujourd’hui pris son essor dans de nombreuses régions, dont la Californie et aussi... Wépion!

Cousine de la rose

Le fraisier (genre Fragaria) appartient à la famille des Rosacées, tout comme le rosier (genre Rosa) et d’autres plantes ornementales, mais aussi comme de nombreux arbres du genre Prunus (sorbier, prunier, cerisier), Malus (pommier) ou Pyrus (poirier), et bien d’autres. La fraise en elle-même n’est pas un fruit, mais plutôt ce que l’on appelle un « faux fruit ». En réalité, la fraise se forme à partir du réceptacle charnu de la fleur qui grossit et prend une belle couleur rouge à la fin de sa maturation. C’est lui qui porte les vrais fruits du fraisier, les akènes, ces minuscules grains qui se trouvent à la surface de la fraise. Les jardiniers le savent bien, les fraisiers sont des plantes asexuées qui se reproduisent par le biais des stolons. Ce sont en quelque sorte un prolongement des racines, qui se propagent de long en long et étendent le plant d’origine. On peut aisément les séparer de la plante mère et les repiquer ailleurs.

Le plein de vitamine C!

La fraise est un fruit délicieux et peu sucré, ce qui en fait une alliée de la ligne puisqu’elle n’apporte que 37 kcal aux 100 grammes. Elle est également très riche en vitamine C. Une portion de fraises (un demi petit ravier de 250 grammes, soit 125 grammes) couvre largement nos besoins journaliers en cette vitamine! Mais ce n’est pas tout... La fraise a aussi une teneur non négligeable en vitamine B9, appelée aussi acide folique: une portion de fraises nous apporte presque la moitié de la quantité journalière dont nous avons besoin. Enfin, la fraise contient aussi d’autres vitamines (A, E, B1, B2, B6) et un peu de minéraux et oligo-éléments (calcium, magnésium, fer, zinc, sélénium). Voilà un portrait idéal et l’on peut dire sans hésiter que la fraise allie saveur et équilibre. Elle présente toutefois une caractéristique qui pourrait poser problème à certaines personnes. Lorsqu’on mange des fraises, cela provoque la libération d’histamine dans l’organisme. Pour la plupart d’entre nous ce n’est pas un problème, mais certaines personnes sont sensibilisées à cette substance et peuvent alors voir apparaître des phénomènes de types allergiques, comme de l’urticaire par exemple. La plupart du temps, cet effet est fort lié à la quantité consommée. Manger une fraise ne posera alors pas de problème, mais si la personne en prend tout un ravier elle pourra avoir une réaction.

Et du côté des cuisines...

Choisissez vos fraises fermes et bien rouges. Pour sélectionner les meilleures, pas besoin de les goûter au magasin, laissez-vous guider par votre nez! Les fraises les plus odorantes sont le plus souvent les plus savoureuses. La brillance des fraises n’est pas vraiment un critère de choix car c’est une caractéristique propre à la variété, certaines étant plus mates et d’autres plus brillantes. Une fois vos emplettes terminées, vous pouvez conserver vos fraises dans le bac à légumes de votre réfrigérateur... si du moins vous résistez à l’envie de les manger tout de suite! Lavez-les juste avant de les déguster, en les passant rapidement sous l’eau fraîche. Ne les équeutez qu’après le lavage, sans quoi elles risquent de se gorger d’eau. Vous le savez sûrement, les fraises se conservent assez mal, aussi vaut-il mieux les consommer rapidement. Si vous avez une grande récolte de fraises ou que vous en achetez une très grande quantité, vous pouvez en faire du coulis à surgeler ou des confitures. Si vous avez le matériel adéquat, pourquoi ne pas en faire du sorbet? Et fraîches, les fraises sont les stars des desserts, salades de fruits et diverses pâtisseries. A vos fourneaux!

Magali Jacobs
Diététicienne
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